RDC : CENCO et Opposition dans le piège de Felix Tshisekedi

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A force de tout rejeter les actions et les politiques publiques du régime, l’opposition congolaise et la Conférence Nationale Épiscopale du Congo (CENCO) ont fini par tomber dans le piège, savamment leur tendu par le Président de la République, Félix Tshisekedi.

Lors de sa dernière conférence de presse à la Cité de l’Union Africaine, le Chef de l’Etat s’est autorisé deux annonces importantes, à savoir : la possibilité du changement de la constitution par référendum, et la non-tenue des élections en 2028 sans la fin de la guerre d’agression.

Habituées aux réactions épidermiques, la CENCO et l’opposition sont montées au créneau pour s’opposer fermement à ces initiatives présidentielles jugées anti- constitutionnelles.
Les évêques ont publié un communiqué annonçant leur refus d’un éventuel changement de la constitution, au motif que, étant en guerre et amputé d’une partie de son territoire, le pays ne peut pas organiser le référendum, au risque de balkaniser le pays. Pour la CENCO aujourd’hui, la priorité, c’est la paix. Comme on le voit, peut-être sans le savoir, cette position tranchée des évêques catholiques vient confonter celle du Président de la République selon laquelle il ne peut y avoir les élections en 2028 à cause de la guerre.

Quant à l’opposition, en réaction, elle a programmé un certains nombre d’actions, notamment une marche vers le Palais de la Nation projetée le 08 juillet 2026, visant à exiger la démission du Président de la République. Ici, aussi, au cas où l’opposition parvenait à obtenir gsin de cause, la constitution qu’elle défende, prévoit le remplacement du Chef de l’Etat démis par le Président du Sénat, qui doit obligatoirement organisé les élections dans les 90 jours après son installation à la magistrature suprême.

Question : comment la même opposition qui s’oppose à l’organisation du référendum (qui est une élection) dans la situation sécuritaire actuelle du pays, peut-elle militer en faveur de la tenue de la présidentielle et ce, dans les mêmes circonstances sécuritaires, de temps et des lieux ?

Pour des observateurs, la Conférence des évêques catholiques et l’opposition sont bel et bien tombées dans le piège du pouvoir. Il ne reste à ces deux organisations qu’un choix à faire entre deux options : soit acepter la tenue des élections en 2028, toutes les élections y compris le référendum ; soit accepter de différer les joutes électorales et s’associer aux efforts du Président Tshisekedi pour le retour de la paix dans l’Est du pays.

Le Tonnerre

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